à propos

direction collective du Théâtre de la Vie

par une délégation du collectif Ravie
de janvier 2023 à janvier 2027

Habib Ben Tanfous
Quentin Chaveriat 
Siam de Muylder
Mélissa Diarra
Manon Di Romano  
Elisa Firouzfar
Jérémy Lamblot
 Cyriel Lucas
Léopold Terlinden

Situé au cœur de Saint-Josse à Bruxelles, 
le Théâtre de la Vie est un lieu de création
et de représentation. Espace d’expression 
théâtrale, chorégraphique et musicale, il offre aux artistes émergent·x·es et immergé·x·es 
un soutien bienveillant et l’occasion de tenter,
d’expérimenter, prendre des risques.  

Depuis janvier 2023, la direction du théâtre
est assurée collectivement par une délégation
de l’asbl Ravie, regroupant des jeunes artistes, 
technicien·nes et administrateur·ices, 
producteur·ices actif·ves dans le domaine
des arts de la scène.  

Ce projet, porté à 9, tente de questionner
le rôle de l'institution et sa place dans le paysage
culturel — en favorisant l’accès à la scène
à des récits invisibilisés, à des artistes peu
représenté·x·es et/ou connaissant des oppressions
systémiques — et social — en favorisant les liens
avec les habitant·x·es du quartier et
initiatives associatives voisines.   

historique

Fondé en 1971 par Herbert Rolland (direction
artistique) avec Nicole Dumez et Léon Küpper,
le Théâtre de la Vie est à l’origine une compagnie
théâtrale itinérante jeune public.

En 1988, le Théâtre de la Vie s’installe
au 45 de la rue Traversière à Saint-Josse,
à Bruxelles. La compagnie s’implante
dans un bâtiment industriel édifié en 1895 
qui servait anciennement de dépôt 
de fabrication métallique. Les structures
de poutrelles et de colonnes en métal
présentes dans le bar et la salle de spectacle
illustrent le type de produits commercialisés
par les firmes successives de l’époque.

Cette période marque deux grands changements
pour la compagnie de théâtre : sa métamorphose 
en lieu théâtral et son changement de public,
ses œuvres s’adressant dorénavant aux adultes.

Ancré dans un principe de « théâtre de création
contemporaine », le Théâtre de la Vie prend le parti
de privilégier la rencontre, entre les artistes et
avec le public, autour de questions existentielles.

Intimement lié à la réalité de l’époque, il accueille
en son creux aussi bien des œuvres classiques
que des « classiques modernes » 
(Molière, Brecht,…).

Juillet 2010, Herbert Rolland, directeur et figure
marquante, décède. S’ensuit une période
de transition assumée par Claudia Gäbler
assistée d’Anik Rolland, qui entamera un travail
de réflexion sur les enjeux actuels
de la création théâtrale.

De 2013 à 2023, la direction générale est artistique
est confiée à Peggy Thomas, comédienne et
metteuse en scène, est choisie pour affirmer
l’originalité du lieu, stabiliser la gestion et défendre
une programmation qui témoigne d’une diversité
tout en prêtant une attention particulière
à la jeune création.

En janvier 2023, le conseil d’administration mise
sur une direction collective, une première dans
le paysage théâtre francophone belge.
Ce sont ainsi 12 membres du collectif Ravie
qui sont nommés à la tête du Théâtre de la Vie
jusqu’en décembre 2027. Ce nouveau projet
de direction collective vise à montrer l’efficacité
d’une gouvernance horizontale, permettre
aux artistes invisibilisé·es de jouir d’un lieu
institutionnel ainsi qu’a proposer un lieu
qui soit en lien avec son environnement;
que le quartier puisse se reconnaître dans
une institution publique locale.   

La délégation du collectif Ravie se veut comme
un véritable vent de changement :

« Nous sommes témoins d’un fossé grandissant 
entre le fonctionnement, trop souvent vertical
et patriarcal, d’institutions qui ont du mal
à renoncer à certains modus operandi et
à certains privilèges, et une jeune génération 
de créateur·ices et de spectateur·ices rêvant 
d’un renouveau fonctionnel et artistique.
 
Nous proposons donc un projet qui tienne
compte des préoccupations esthétiques
et politiques contemporaines – avec
la transdisciplinarité, l’horizontalité,
l’inclusivité et la soutenabilité pour étendards.

Nous voulons mettre en lumière des artistes
émergent·es et immergé.es, et leur offrir un soutien
bienveillant. Nous voulons sortir d’un système
de l’efficacité et de l’injonction à la réussite
pour affirmer un droit à la tentative
et à l’expérimentation. »

partenaires

Avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles
(FWB) et de la COCOF.